Diagnostic du risque d’exposition au plomb : une réfection est-elle nécessaire ?

Avant la vente ou la location d’un bien immobilier, le contrôle de la présence du plomb est une opération technique courante. En effet, la probabilité que les peintures des bâtiments datant d’avant 1949 contiennent du plomb est très élevée. Mais depuis un moment, une question reste en suspension : la réalisation du diagnostic plomb devrait-elle s’arrêter aux logements de cette catégorie ?

Diagnostics de plomb : qu’en est-il des bâtiments d’après 1948 ?

D’abord, le contrôle de la présence de plomb dans un logement est une mesure préventive de préservation de la santé des occupants, surtout pour les enfants. Selon la norme du constat de risque d’exposition au plomb (CREP), il faut reprendre les travaux lorsque la teneur en plomb est dessus de 1 mg/cm2. Mais en réalité, l’obligation d’un diagnostic ne se limite qu’aux biens immobiliers existant avant l’année 1949. Cela parce qu’en cette année, l’usage des peintures au plomb pour le revêtement des bâtiments a été interdit. Cependant, ce produit est resté disponible en vente jusqu’en 1993. Ainsi, pendant cet intervalle de temps, plusieurs personnes en ont utilisé pour leurs travaux de logement. Par ailleurs, il a été noté que les canalisations renferment aussi du plomb. Rendez-vous sur ce site pour tous vos besoins de diagnostic de bâtiment.

Faut-il rendre obligatoire le diagnostic de plomb pour tous les biens immobiliers ?

Aujourd’hui, on continue d’enregistrer des cas de victime de saturnisme. En 2015, le service de santé publique France a relevé une hausse des cas d’intoxication au plomb chez les enfants. Rien qu’en 2018, on en a compté 620. Face à cette situation, il est logique d’exiger une généralisation du constat de risque d’exposition au plomb pour tous les biens immobiliers destinés à la vente ou à la location. À cela, on doit également étendre la recherche de la présence de cette substance nocive au niveau des canalisations.